Un enregistrement horizontal transformé en clip au format téléphone garde une bande au milieu et perd le reste. Ce n'est pas un défaut à corriger : c'est le format. La seule question est de savoir quelle bande vous gardez, et la plupart des mauvais clips sont mauvais parce que personne n'a choisi.
Prenez l'enregistrement le plus courant qui soit : deux personnes de part et d'autre d'une table, joliment cadrées en 16:9. Coupez le milieu et vous obtenez l'espace entre elles : deux moitiés de visage sur les bords et une table vide au centre. La conversation est intacte, l'image est inutilisable.
La solution n'est pas un meilleur centre. C'est de suivre la personne qui parle, et de bouger quand elle change. Chaque moment est alors cadré sur la personne qui le porte, et un passage d'un intervenant à l'autre paraît voulu plutôt que filmé par une caméra que personne ne tenait.
C'est ce que fait SnapDub par défaut : il trouve la personne qui parle, garde le cadre sur elle et passe à la suivante quand quelqu'un d'autre prend la parole.
Il sait aussi quand ne pas bouger. Donnez-lui un enregistrement d'écran, du gameplay ou une diapositive : il n'y a personne qui parle à suivre, alors il se fige sur un cadre centré et stable et y reste, au lieu de se balader à la recherche d'un visage qui n'a jamais été dans le plan. Un cadre qui erre sur une image fixe a l'air cassé, ce qu'un cadre immobile n'a jamais, et cette stabilité est un choix, pas un pis-aller.
Un recadrage centré, c'est parier que le sujet restera là où il était quand vous avez commencé.
Chaque type d'images appelle une réponse différente, alors les quatre sont à un menu déroulant l'une de l'autre.
Le mode par défaut, et le bon pour presque tout ce qui contient des personnes : interviews, podcasts, tables rondes, une conférence.
Aucun suivi. Idéal quand le sujet est vraiment centré et immobile : une seule personne face caméra, un plan fixe sur un produit.
Le cadre horizontal entier, réduit pour tenir, avec un flou doux qui remplit le haut et le bas. Pour les images où perdre les côtés ferait perdre l'essentiel : du gameplay, un partage d'écran, un graphique.
La même chose, sans le flou. Plus propre pour tout ce où le flou passerait pour une erreur : du texte, des schémas, une présentation.
Beaucoup d'images n'ont personne qui parle, et elles ont pourtant un sujet.
Des images que vous avez montées vous-même ne restent pas en place : leur sujet change à chaque changement de plan.
Un recadrage choisi une seule fois pour tout un clip doit être un compromis entre tous ses plans, et un compromis entre deux bonnes réponses en donne généralement une mauvaise.
La question est donc reposée à chaque coupe : ce plan, il parle de qui, et où est cette personne. Le cadre arrive déjà là où il doit être, comme quand quelqu'un tient la caméra et sait ce qui va suivre.
Savoir si un outil le fait, cela se vérifie en deux minutes environ, sur n'importe quel outil : voici le test.
Les compilations sont faites de clips qui étaient verticaux dès le départ : l'enregistrement que vous importez est donc un cadre horizontal avec une haute bande de vraie image au milieu et du remplissage de chaque côté, noir, gris ou une copie floutée de l'image. Recadrez ça de la manière habituelle et vous risquez d'obtenir un clip du remplissage.
SnapDub cherche la bande et reste à l'intérieur. Et il la cherche plan par plan plutôt qu'une seule fois, parce qu'une compilation alterne : un clip horizontal ordinaire, puis un vertical avec des bandes, puis un autre horizontal. Décider une seule fois pour toute la vidéo, c'est comme ça que les bandes se retrouvent dans la moitié.
Quand la bande a déjà la forme du résultat, ce qui est généralement le cas d'un clip vertical dans un cadre 16:9, il ne reste rien à choisir. Le cadre se pose sur la bande et y reste, et c'est le recadrage que ces images allaient forcément recevoir.
Une caméra dans le coin, et ce à quoi vous réagissez partout ailleurs.
C'est le cas où un meilleur recadrage n'est pas du tout la réponse. Quelle que soit la position choisie, une fenêtre verticale est soit sur la caméra, soit sur l'écran : ils sont aux deux extrémités d'un cadre horizontal, et une seule fenêtre ne peut pas être aux deux bouts.
SnapDub arrête donc de recadrer et commence à composer : il trouve le cadre de la caméra, lui donne le haut de l'image et laisse le reste à l'écran. Votre réaction reste lisible, ce à quoi vous réagissez reste regardable, et rien n'est écrasé entre des bandes noires pour faire de la place.
La moitié écran ne poursuit rien non plus. Un écran n'a pas de sujet qui se déplace : ce qui compte peut être le kill feed dans un coin ou une carte dans un autre, alors ce panneau prend la vue la plus large possible de tout ce que le cadre de la caméra ne couvre pas, et la garde.
Déposez une vidéo. L'outil en prend une image, vous montre la bande qui survit et remet par-dessus les boutons de l'appli pour que vous voyiez ce qu'ils masquent. Passez de TikTok à Reels et à Shorts pour voir où chacun se place.
Déposez une vidéo, l'outil en prend une image tout seul. Une capture d'écran marche aussi.
Tout est lu sur votre appareil : rien ne nous est envoyé.Lecture d'une image…
C'est un recadrage centré, ce qui se passe quand il n'y a personne à suivre. Avec le suivi de la personne qui parle, le cadre se déplace sur celle qui parle au lieu de rester au milieu.
Vous ne montez pas pour un rectangle. Vous montez pour un rectangle avec des boutons dessus.
Chaque appli de vidéo courte pose ses propres éléments sur la vidéo : le nom du compte et la légende en bas, une colonne de boutons sur un côté, une barre de progression en haut. Rien de tout cela n'est votre contenu, et tout cela est par-dessus votre contenu.
Le sélecteur au-dessus de l'aperçu dessine chacune des trois, à tour de rôle, sur votre propre image. Ce que vous remarquerez, c'est à quel point elles diffèrent peu : la colonne latérale bouge un peu, une appli commence son texte légèrement plus haut, deux d'entre elles prennent une bande en haut. Cadrez pour la plus chargée et le même clip sera sûr partout.
Les tailles exactes varient d'une appli à l'autre et d'un téléphone à l'autre, donc les mesures en pixels sont vite périmées. Ce qui vaut partout est plus simple : le quart inférieur et un bord vertical sont occupés. Tout ce qui doit être lu (un visage, un produit, du texte incrusté) a sa place dans la bande du milieu.
L'habitude à prendre demande dix secondes : avant de publier, regardez le clip et demandez-vous ce qui se trouverait sous une légende de deux lignes. Si la réponse est la bouche de quelqu'un, remontez un peu le cadre.
Oui, et c'est généralement le bon choix : un cadre vertical n'a pas la place pour deux personnes côte à côte sans les réduire toutes les deux à presque rien. Le cadre suit la personne qui parle, donc chaque moment est cadré sur la personne qui le porte.
Il garde un cadre centré et stable. Il n'y a personne qui parle à suivre dans ces images, et un cadre qui se balade à la recherche de quelqu'un est justement ce qui donne un air amateur à un clip de jeu vidéo : il reste donc figé et immobile. Quand les côtés de l'image portent l'essentiel, les modes d'ajustement gardent le cadre entier et remplissent plutôt l'espace au-dessus et en dessous.
Oui. Chaque clip s'ouvre dans l'éditeur avec le recadrage comme réglage à part entière : changez de mode, ou zoomez et dézoomez pour placer le sujet où vous voulez, et refaire un clip ne touche pas au reste du lot.
C'est la réponse sûre, et rarement la meilleure. Un clip à bords floutés utilise environ la moitié de l'écran pour l'image elle-même, ce qui fait beaucoup à sacrifier sur un téléphone. Utilisez-le quand le cadre horizontal porte de l'information, et recadrez correctement quand ce n'est pas le cas.
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